Ragote, ragote... Il en restera toujours quelque chose..!
9 Novembre 2025
Après "Black Boy", on a décidé de poursuivre un peu sur la trace de Richard WRIGHT (à ne pas confondre avec son homonyme, claviériste du groupe PINK FLOYD). Alors on s'est lancé dans la lecture de "Native son", "Enfant du pays", en français, semble-t-il, et ça a été un second coup de foudre, d'autant que celui-ci, on ne l'avait jamais lu, même il y a quatre ou cinq décennies.
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Richard WRIGHT s'éloigne de la ligne autobiographique de "Black Boy" et se penche sur la destinée de Bigger THOMAS, ou plutôt, comme il le dit, de l'un de ces nombreux "Bigger Thomases", produits d'un sud toujours pas guéri de son passé esclavagiste et dont la somme des haines bâties et entretenues par la violence, l'humiliation, l'impossible choix de vivre ses désirs, n'a d'égale que celle des haines échafaudées sur le mépris, la déshumanisation, le suprémacisme pour unique loi... Alors les "Bigger Thomases" se construisent dans la douleur. Et lorsque Bigger THOMAS doit marcher vers la chaise électrique, c'est pour avoir commis des crimes impardonnables, certes. Cependant, pas incompréhensibles. Des crimes qui, l'espace d'un instant, lui ont fait découvrir le sentiment de liberté. Tragique paradoxe dont on se demande s'ils sont, dans les États-Unis des années 20, véritablement dépassés. Un autre grand bouquin.
Bouquinette