Ragote, ragote... Il en restera toujours quelque chose..!
14 Mai 2024
Désolés... Moutons Ragoteurs bien peu présents... La pâture doit concentrer toutes ses forces dans la bataille que va mener une brebis qui nous est très chère. Première agnelle d'Axel, elle doit se battre pour vivre. Menacée par le retour d'une saloperie de crabe, nous avons la conviction bien accrochée dans nos têtes laineuses qu'elle va le repousser, ce crustacé immonde. Il n'existe pas d'autre alternative.
Et ce nouvel épisode d'une histoire douloureuse nous force à regarder l'état des institutions sanitaires de notre beau pays. Même le célèbre Institut Curie porte désormais les stigmates d'une dégradation des structures hospitalières. La somme de tous les petits "bugs" informatiques, qui produit un chaos administratif, qui efface, l'une après l'autre, les traces résiduelles d'humanité; la logique de rentabilité que l'on oppose aux intérêts vitaux des patients; le manque... de tout; de temps, de personnel, d'empathie... Alors je glisse mes sabots dans les manches de la redingote du grand Émile ZOLA et, à mon tour, je bêle à pleine voix J'ACCUSE!!
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J'ACCUSE les "dirigeants" politiques de ce pays, Président de la République en tête, de complicité d'assassinat! Aujourd'hui, des gens meurent dans des hôpitaux parce qu'un doigt guidé par une tête épuisée et saturée d'injonctions contradictoires aura cliqué trop vite, dans un logiciel d'imagerie, d'analyse biologique ou plus bêtement de gestion comptable. Des gens meurent dans des services d'urgences parce que des personnels soignants, parmi les plus mal payés d'Europe de l'ouest et dont les effectifs se réduisent telle une peau de chagrin, ne peuvent plus faire face aux besoins grandissants d'une population vieillissante.
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J'ACCUSE, ces mêmes personnalités politiques d'être plus dévouées à la croissance des dividendes (dont nombre d'entre eux profitent à titre privé) qu'au bien des peuples qu'ils osent prétendre servir. J'ACCUSE ce microcosme politique de mener un projet de dégradation délibéré des services publics pour les offrir, à prix cassés, à leurs complices de la banque, de la grande entreprise. J'ACCUSE en outre les mêmes, de collusion avec les prédateurs des institutions bancaires, des sociétés médiatiques, agro-alimentaires, pharmaceutiques, industrielles, de l'énergie... de mise à disposition de la force publique au service de l'intérêt privé. J'ACCUSE tous les laudateurs du Capitalisme d'empoisonnement, de non-assistance à personnes en danger, de mensonge érigé en système de gouvernance, de tentatives d'abrutissement collectif, de répression des voix discordantes, de tentatives de diversions indignes par fabrication de boucs émissaires... les "musulmans radicalisés", les "antisémites" de circonstances, les "islamo-gauchistes", les "éco-terroristes", et j'en oublie!
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J'ACCUSE ces tristes figures dont l'arrogance n'a d'égale que la vacuité, dont la mégalomanie n'a d'égale que la médiocrité, de salir les mémoires de femmes et d'hommes qui, par le passé, ont parfois payé au prix fort leurs engagements dans les luttes contre le machisme, le paternalisme, le racisme, le fascisme, le mépris de classe... en promouvant des caricatures de "justes combats" à travers des bricolages de féminisme de classe, de pseudo antiracisme ciblé, de belles et grandes mises en scène indignées pour nous soumettre à des décrets liberticides.
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J'ACCUSE enfin tous ces gens de "biens", de coups redoublés portés à tout ce qui, en France comme ailleurs, représente ou a pu représenter la construction de l'esprit critique, la diffusion du savoir, de la pensée, de la réflexion, de la culture... par la réduction de cette dite culture au format médian de la société américaine, par réduction même du langage au profit d'un "globish" générateur de misère conceptuelle.
Les Moutons Ragoteurs sont en colère. Très en colère! Ils ont peur de s'éteindre en ne laissant derrière eux que les soupirs d'un troupeau qu'on mène à l'abattoir.
Romuald