Ragote, ragote... Il en restera toujours quelque chose..!
10 Juillet 2021
En pâture touristique du côté de Vienne, nous voilà en train de brouter les herbes rebelles qui poussent entre les dalles séculaires du théâtre antique. Et quoi c'est qu'on fait là..? On est venu faire la nique à covid en participant à la soirée Blues du festival "Jazz à Vienne".
On va d'abord faire face à la performance d'un groupe nommé "Lowland brothers". Des gens du cru mais qui se sentent obligés d'émailler leur langage de "yes!" "mister", "groove", "all right"... On singe les amerloques et c'est pas vraiment Blues. C'est propre. Bons musiciens mais sans grande saveur pour les oreilles ovines.
Puis, Fred CHAPELIER et Neal BLACK. Fred CHAPELIER, on avait entendu dire le plus grand bien du monsieur et... on confirme! Sa "strato" enchaîne des solos de haute voltige et l'ami américain qui l'accompagne lui offre, une réplique à la hauteur de l'enjeu. Beau moment.
Et puis voilà PAULO. Monsieur Paul PERSONNE. Un florilège des titres de son dernier album "Funambule", quelques vieilles balades Bluesy des années passées... Que dire? Paul PERSONNE, c'est le son saturé de sa "Les Paul" qui chante, qui pleure, en majeur, en mineur et avec la virtuosité d'un vieux musicien noir du Mississippi. C'est une voix un peu rauque et des textes que nos temps présents ont rendus désabusés. PAULO, c'est certainement ce que l'on peut trouver de mieux dans le petit monde du Blues à la française. Un moment électrique et chaud. Merci Monsieur PERSONNE.
Agathe TheBlues
PS: Comme on est des inconditionnels de Neil, on a aussi trouvé ça...