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Le Ragot des Moutons

Ragote, ragote... Il en restera toujours quelque chose..!

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Larmes de Moutons..?

Les larmes ne coulent pas sur nos faces ovines. Elles imprègnent la laine et cette rétention d'eau salée forme, sous nos yeux, de bien laides poches boursoufflées qui vont jusqu'à nous priver de la vue. Et puis nos larmes, nous les avons toutes versées lorsque notre Bella nous a quittés-e-s. Pourtant, nos cœurs saignent, avant même que la lame sacrificielle vienne les perforer. Et c'est au spectacle de votre Humanité qu'ils saignent, nos cœurs ovins. Un spectacle déliquescent où votre soit-disante "démocratie" se dilue dans les postures virilistes et autoritaires, qui ne prêteraient qu'à rire, sans les drames qui les accompagnent. 

Tous les jours, à la UNE de médias corrompus, les images grotesques de "dirigeants", le torse bombé, la parole forte et arrogante et la demande infantile d'une reconnaissance de leur "courage", un courage qui consiste à assassiner des dizaines, centaines, de milliers de femmes, d'enfants, d'hommes, de vieillards, bien retranchés qu'ils sont derrière leurs gardes du corps, leurs flics, leurs milices, à l'abri de leurs bunkers..! Tristes salauds ! Bien sûr, une telle conduite n'est pas sans susciter une âpre "lutte des places" dans une surenchère de servilité. Et on peut se dire, qu'en la matière, votre tyran hexagonal aux petits pieds se défend très bien. Matamore au pays, et Kador au-delà des frontières, toujours prêt à se vautrer au pied du Grand T-Rump, son maître, en secouant la queue, jamais las d'être humilié.

Pendant ce temps, on meurt à Gaza, on meurt à Beyrouth, on meurt à Téhéran, on meurt en Cisjordanie, sous des bombes "démocrates" et "libératrices"; des civils, évidemment puisque désormais, les guerres consistent à terroriser les populations civiles. Et comme le disait le chef celte CALGACOS (cité dans l'article d'hier consacré à un bouquin), "Ils enlèvent, ils tuent, ils pillent, et ils appellent cela faire respecter leur autorité." N'allez pas croire que nous soutenons un quelconque modèle de théocratie féroce. Mais qui tue en masse, en ce jour ? Il existe des citoyens de ce beau pays, que leurs facultés cognitives gravement affectées par la propagande, poussent à déclarer que, "Bon, Ben Est-ce que c'est très grave ? Après tout, ce sont des musulmans fanatiques et terroristes." S'ils n'osent pas encore dire publiquement que, "ce ne sont que des arabes", ils n'en sont vraiment pas bien loin.

Vous comprenez pourquoi le cœur des ovins saigne ? Comme saignent aussi un certain nombre de cœurs humains de ce pays. Des cœurs exposés à la censure, à la calomnie, au dénigrement et parfois même à la répression.

Edith O'Rial

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A
Pardon pour l'oubli du pluriel à "individelleS"
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A
Mais c'est précisément ce premier point que nous exposions. Rien ne peut ou ne doit être considéré comme une "solution" à quoi que ce soit, mais les sources pour étayer la réflexion sont nombreuses.<br /> Pour la question du monopole de la violence, je pense à tous les états. Le devoir de désobéissance à l'oppression, inscrit dans l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, suppose que le peuple dispose des moyens de résister à l'oppression. Or les états, en s'assurant un contrôle politique exclusif sur les forces dites "de l'ordre", entravent ce droit énoncé en 1789, et bien sûr, jamais repris ultérieurement. Quant au cas particulier de la France, il est bon de rappeler que, à plusieurs reprises, l'ONU a alerté le gouvernement sur la violence exercée par sa police, ainsi que la multiplication des cas d'impunités pénales, même dans des dossiers ayant trait à des morts humaines.<br /> Une horizontalité du débat signifie l'absence de hiérarchie dans la tenue du débat. La priorité donnée à la recherche du consensus, et la souveraineté des assemblées.<br /> Les exemples, dans l'histoire, ne manquent pas quant à l'organisation horizontale d'une société, qui loin d'être désorganisée, requiert, au contraire, une haute exigence d'organisation. Le mouvement des Gilets Jaunes n'est en rien un exemple de mouvement horizontal. C'est un mouvement chaotique fédéré par de communes colères, mais composé d'individus aux pensées parfois extrêmement opposées. En l'absence d'un projet commun, même a minima, il est difficile d'envisager un mouvement cohérent.<br /> Enfin, définir un quelconque "intérêt collectif", suppose de disposer d'une liberté de penser garantie par les libertés individuelles. Rien d'idéologique dans cette réflexion. Le choix d'un projet porté par des valeurs d'Humanisme, et d'un gouvernement du peuple par le peuple. Un projet défini collectivement, jamais considéré comme achevé, toujours susceptible de révision et les structures très exigeantes d'une démocratie directe. On peut objecter que nous ne sommes pas encore "mûrs" pour cet exercice, mais sans l'essayer, nous ne serons jamais mûrs.<br /> Cordial salut.
P
pas de soucis pour les zindividuelles :)<br /> <br /> non non, pas de fatigue mais là où j'ai un peu de mal en général, c'est quand il est, trop souvent, des comparaisons ou des "références à" ci ou ça, qui sont certes pas inutiles, mais faut pas oublier les époques et les contextes respectifs ! Y trouver de l'idée pourquoi pas mais y voir une garantie ou une évidence, j'suis pas convaincue. <br /> <br /> Quand tu dis "aujourd'hui la violence est un monopole d'état" : rassure-moi, me dis pas que tu penses à l'état français !? perso j'écrirais plutôt que c'est un monopole dans certains États.(je mets une majuscule pour pas confondre avec l'état psychologique par exemple). <br /> <br /> "Savoir ce qu'on ne veut pas" : absolument. Mais faut pas être trop fermé sinon l'échange servira... à rien du tout. Un débat horizontal ? Bon. Et après ? Une fois qu'on a dit que l'horizontalité est horizontale…<br /> Dans une société a minima organisée, y'a forcément du vertical. Dans une société désorganisée le débat constructif ne dure pas puisque y'a pas d'interlocuteur référent. Enfin si, y'a un interlocuteur au début mais sur la durée, ça ne tient pas. (cf. gilets jaunes chez qui, à un moment donné, le combat des chefs est apparu). <br /> <br /> "l'intérêt collectif ne peut se définir qu'à condition de disposer de libertés individuelles." C'est un sujet de philo ? <br /> <br /> En vrai ce qui m'INsupporte le + dans la société (française) c'est la critique systématique et le pessimisme : RIEN n'est positif, RIEN ne va, RIEN n'est bien. Ça oui, c'est usant !
P
Parfois ça fait du bien de se lâcher. Faut juste qu'en face la prise de recul soit possible.<br /> (perso parfois je prends le temps du recul, parfois j'ai pas envie de le prendre ;) <br /> <br /> Je te cite "Il en est pour appeler ça une révolution. Alors ok. Va pour la révolution. Ce n'est pas le mot qui importe. C'est l'idée qui le sou tend." <br /> Si c'est pas le mot qui importe, alors qu'on ne dise plus "révolution" mais "réflexion", et qu'on remplace les mots qui jugent, qui dénoncent ou accusent, par les échanges d'idées et les propositions : qu'est-ce que ça serait bien ! <br /> Mais j'ai l'impression qu'être constructif... ça intéresse pas grand monde. Aujourd'hui on n'entend plus que des critiques, des menaces et des litanies de pseudos défenseurs... Je dis "pseudos" parce que pour moi un vrai défenseur doit être capable d'écouter et de réfléchir pour défendre "en connaissance de cause" (envie de mettre un s à cause) , et pas pour défendre "par idéologie" : pour moi la défense des uns ne doit pas se faire par la destruction des autres. <br /> Mais bon, tout ça est un très, très vaste sujet... <br /> <br /> Tiens, un sujet qui me semble moins complexe : que vois-je encore une fois ? de l'écriture inclusive ? ha bin non alors !<br /> :))))
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A
Bonjour et encore merci de discuter ainsi de nos petites pensées ovines. :)<br /> <br /> Pourtant, le terme de "révolution" nous parait mieux adapté que "réflexion". On s'explique : D'abord, une révolution ne renvoie pas nécessairement à un recours à la violence (D'ailleurs, aujourd'hui, la violence est un monopole d'état). Et puis "réflexion" indiquerait que tout est discutable. Or, ce n'est pas notre point de vue. Au Mexique, il existe le mouvement insurrectionnel des "zapatistes". Et leur définition nous convient assez bien. "Nous savons ce que nous ne voulons pas" Et il s'agit du mode de production et d'exploitation capitaliste, de la centralité d'un état sans contrepouvoirs, de la militarisation de la société, de l'accaparation des médias par les puissances de l'argent... S'il faut définir ce que nous voulons, c'est plus difficile. Il n'existe pas de modèle de société à vendre clé en mains. Alors, nous avancerons en marchant ensemble, dans la recherche des consensus. Nous construirons en marchant. Bien sûr, il existe des pistes de réflexion : la communauté horizontale indigène ou religieuse, le socialisme égalitaire (et athée, lui), hérité de Jean-Jacques Rousseau (souvent cité, presque toujours déformé), le fédéralisme de Bakounine, le communalisme de Murray Bookchine... Aucune de ces propositions n'est en soi LA solution. La solution, elle ne peut venir que de la construction d'une pensée collective qui ne soit pas gravée dans le marbre, pour l'éternité. Alors oui à la réflexion, bien sûr. Et même oui au dialogue (lorsqu'il est possible), avec les tenants du système en place. Mais dans la définition la plus claire possible de ce que nous ne voulons pas. Dans leur prime jeunesse, les Moutons Ragoteurs se revendiquaient d'un "anarchisme" quelque peu intégriste. Fini, tout ça ! (même si ce courant de pensée demeure l'UNE de nos références) L'Humanité est diverse. La recherche d'un consensus politique ne peut pas être idéologique. L'idéal est qu'il procède d'un débat horizontal pour la recherche de l'intérêt collectif. Et l'intérêt collectif ne peut se définir qu'à condition de disposer de libertés individuelle. <br /> <br /> Bon ! On arrête encore !!! C'est infernal ! Dès qu'on arrête de se surveiller, on se met à déplacer les montagnes pour changer d'alpages ! N'hésite pas à le dire, si ce débat te fatigue :). Ah ! l'écriture inclusive..! L'une des principales raisons de son adoption tient dans l'influence exercée par les deux brebis d'Axel (dont hélas, une seule demeure).
P
Le bonjour @ toi :)<br /> <br /> tout ça (les guerres de part et d'autres) sont toujours tragiques, et le semblent d'autant plus que le point de départ (le prétexte ?) est pour le moins nébuleux... À moins qu'on nous dise pas tout... Je cautionne évidemment pas tout ça et l'escalade n'en est que plus inquiétante :(<br /> <br /> Par contre (au fil de la lecture de tes articles précédents), je ne vois pas bien quel politique français aurait la capacité ou plutôt la crédibilité de faire "mieux" (et comment ?) que l'actuel. Être "contre Macron" (puisque c'est le président actuel) pas de soucis, mais j'ai du mal à voir -dans les mêmes conditions- QUI pourrait faire mieux, et sur les 3 plans : national, européen et international, parce que les 3 sont désormais mondialement liés ! T'as un nom ? moi j'en n'ai pas. <br /> <br /> Te méprends pas sur mes propos hein ? "faire la guerre" -aujourd'hui- me parait tellement dangereux...
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A
Merci pour ce commentaire participatif, réalité bien trop rare par les temps qui courent. Je n'ai bien sûr aucune réponse sur le plan d'une quelconque incarnation d'une solution politique dans ce contexte. C'est, du moins nous le pensons, une crise civilisationnelle que nous connaissons. La férocité d'une prédation économique séculaire et d'une exploitation tout aussi féroce de masses populaires colonisées, humiliées, puis conditionnées, dépossédées de leur libre arbitre politique, philosophique. Tout cela conduit à un constat d'échec majeur de ce système de domination par le profit, aujourd'hui menacé dans ses intérêts vitaux, et prêt à recourir aux moyens les plus violents pour défendre sa toute-puissance, la guerre étant bien sûr l'un des recours habituels, avec l'exaltation des prétendues "identités", la désignation des boucs émissaires, la diabolisation de l'esprit critique... <br /> Nous autres (presque singuliers) sommes, depuis des décennies, persuadé-e-s que seul un changement structurel et idéologique dans la conception d'une humanité solidaire pourrait apporter un espoir (et pas une solution clé en main). Il en est pour appeler ça une révolution. Alors ok. Va pour la révolution. Ce n'est pas le mot qui importe. C'est l'idée qui le sou tend. Alors les petits Moutons Ragoteurs se sentent proche des universalistes égalitaires. Les anarchistes, les communistes libertaires, les chrétiens de la théologie de la libération, toutes celles et ceux qui pensent que leurs vies leur appartiennent, que l'intérêt collectif se définit collectivement, que nous ne pouvons pas remettre le sort des générations futures entre les mains des représentants d'une classe politique professionnelle contrôlée par une oligarchie.<br /> Bon. On arrête là... On s'est un peu lâché-e-s, s'pas ? Mais c'est ça, les ovins. C'est bêtement planté là, le regard torve, ou bien, d'un coup, ça démarre dans des discours alambiqués. Sans doute un héritage du génial F'MURR, créateur de cette œuvre philosophique majeure qu'est "Le Génie des Alpages". Merci pour la patience d'endurer nos manifestes un peu désespérés.<br /> <br /> Axel