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Le Ragot des Moutons

Ragote, ragote... Il en restera toujours quelque chose..!

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AVANT-GARDE (ou, suite à l'article précédent, j'ai eu peur que Cavanna soit mort une deuxième fois, m'empressant de vérifier j'ai soufflé, ivre de bonheur pour lui, non ! il n'était pas revenu au pays des cons)

Au-delà des églises haussées de leur croix, sur les cimes verdoyantes, il danse le berger, avec son troupeau, d’un pas bien connu des gens du bourg, priant le ciel que ses verts pâturages restent verts malgré les données scientifiques. Alors que loup gravite, il fait grand bruit du carnassier tandis que l’ombre brune ne l’effraie pas, la préférant d'ailleurs, les soirs d’élection, à toutes les autres, lui libre comme l’air juste en dessous des cieux. Le bouseux vote comme l’étranger des cités qu’il exècre, tirerait dessus comme pour un sanglier si ordre lui était donné, ou bien le chat furtif en bordure de chemin, sentant qu’il lui faut expurger le trop plein de rage propre à sa nature, structurel à sa force, étant élu de cette terre à l’air si pur, à la pinède chantante, aux couleurs si singulières de son pays, s’accoutrant du béret, de l’accent et d’une femme qui reste dans la travée pendant que lui sied aux tribunes, lors des cérémonies à Dieu, couvrant combien d’actes de violences, voile de circonstance, à point nommé, tradition ancestrale, avant de rentrer à pied besogner la vie, son bide s’agitant des coups de butoir, porté par la parole de Dieu.

Il se remet de la journée harassante dit-il, car il dit tout, ce qui est et ce qui manque, ce qui doit être fait et ce qu’il pense, dans la mesure où sa timidité ne le réfrène pas, où la partie de belote est terminée, le loto avec ce sacré morceau de jambon à se taper les cuisses, la subvention bien tombée entre ses pattes caleuses, les pilules pour les champs car "on nourrit la France", entreprenant le dialecte lorsque l’inconnu passe trop près pour l’expulser de l’échange, le dévisageant même à essayer de poser un nom sur le visage au mépris d’une délicatesse, d’un respect de cet autre pas grand-chose puisque pas d’ici, ajoutant pour la circonstance la posture du cru, fier et droit comme un sillon dans le champs.

De sa voix tonitruante, il dicte.

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A
"Le bouseux vote comme l’étranger des cités qu’il exècre."..? Voulais-tu dire "contre l'étranger"..? Je ne comprends pas..?
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B
Non c 'est une mise dans la peau du paysan, une considération qu'il se ferait lui même, mais peut être que j'aurais du l'écrire de manière plus explicite, plus claire. En fait je me mets dans la peau du gars, je dérive pour penser comme lui... Dans le texte hein? dans le texte! Arghh!!! Bises, et dis moi par mail comment va la grande petite stp.
A
Non c 'est une mise dans la peau du paysan, une considération qu'il se ferait lui même, mais peut être que j'aurais du l'écrire de manière plus explicite, plus claire. En fait je me mets dans la peau du gars, je dérive pour penser comme lui... Dans le texte hein? dans le texte! Arghh!!! Bises, et dis moi par mail comment va la grande petite stp.
A
Excellent, comme d'hab..! Je me suis permis d'ajouter des images (si tu n'aimes pas, enlève !) et d'activer les commentaires. Bises par chez vous, ovins du sud !
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