Ragote, ragote... Il en restera toujours quelque chose..!
16 Août 2024
Le verre coule à flots sur le comptoir
Se casse sur la gueule du type d'à côté
Qui se raccroche à sa soirée, à son ventre pour boire
Mais ses jambes s'affaiblissent et il tombe sur le parquet
Son grand corps flasque pue la bière à mille lieux
La moisissure a déjà fait son apparition dans les replis de sa chair
Et elle transpire à travers son habit de juteux
A travers son uniforme qui montre soudain l'étroitesse de ce bréviaire.
Les yeux glauques noyés dans l'alcool ont bouffé du cul toute la soirée
Et même qu'à la dernière il lui a versé son bock sur le corps
Tout ce qu'il avait en trop, l'a traité de putain après
Parce qu'elle n'avait rien dit et qu'elle allait en voir plus encore.
Son rire baveux s'imprègne dans la fumée épaisse du décor
Il vient de balancer ses dernières vannes et est heureux,
Il murmure encore quelque chose puis s'écroule dans une ivresse de mort
Allongé, d'autres le traînent dans un coin sombre et poussiéreux
Là au rythme de ses envies et de ses rejets, la nuit va passer, libre, lente.
Lorsque je sortirais, que la grille se refermera
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Je vais goûter la liberté d'être dehors, la liberté d'être seul.
« Lorsqu'il était là, devant moi, si j'avais pu saigner sa sale gueule »
La porte s'ouvre, une fille m'attend au volant d'une voiture.
Elle ne sait plus qui je suis.
Moi non plus, ça tombe bien.
« Tu as fini? »
« Oui »
« Viens, on s'en va. »